On vit sur la même planète, mais dans des mondes différents. Ce soir, en se promenant dans Bruxelles, j'ai eu l'occasion d'apercevoir son monde un millième de seconde. On a beau dire ce qu'on veut sur la taille de son coeur... c'est fou comme il se rempli vite! En l'occurence, ce soir il déborde de curiosité, d'admiration, de peur, de fascination, de questions, en ayant entre-aperçu son monde.
Les documentaires montrant la vie et le quotidien de gens qui sont partis de chez eux pour explorer la planète Terre et découvrir ses populations, font rêver. Me font rêver en tout cas. Pourtant, je n'ai jamais envisagé sérieusement de faire de même. De partir un beau jour pour un pays plus ou moins lointain, mais entièrement inconnu, et de faire ma vie là pour une période de temps indéfinie. Mon éducation (sans doute) fait que je vois ma vie adulte comme composé d'un minimum de routine, en évitant le maximum, d'une famille (femme & enfants), un boulot qui ne rentre pas en conflit avec mes principes (cela ne me vient pas de mon éducation!),... .
Ce soir, cette nuit, pour la première fois de ma vie j'y songe. Rien de sérieux, mais j'y réfléchis; j'essaye de trouver réponse à la question de savoir si je saurais être heureux en menant une vie sans attache, sans famille, où si je saurais prendre le risque d'adopter ce qui me semble être un mode de vie difficilement compatible avec une vie amoureuse stable.
Je suis crevé, et de toute façon les nuits sont trop courtes que pour espérer faire aboutir cette réflexion maintenant. En plus, j'ai naturellement besoin d'en savoir plus, d'en apprendre plus, de découvrir plus de choses, avant de me décider à faire un choix qui nécessitera autant de courage que d'espoir.
Mhmm... bref, je ne noterais pas les réflexions qui me viennent en tête encore maintenant (concernant des amitiés stables ou à long terme, etc.). Ca viendra bien un jour (et sera peut-être même transcrit ici-même en tout ou en partie :)
Monday, 15 January 2007
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1 comment:
Adopter ne rime pas avec «vie pas stable» du tout. C'est une façon de voir les choses. Il y a déjà tellement d'enfants sur Terre, tu pourrais en faire des heureux.
Mais l'idée qu'un enfant doit grandir dans une famille avec un couple est purement culturelle. J'en connais qui ont élevés leur(s) enfant(s) seul(e) et qui ont vraiment leur famille à eux même si elle ne fonctionne pas dans le schéma homme-femme-enfants.
Dans tous les cas un amour stable n'implique pas une vie stable et une vie stable n'implique pas un amour stable. Chez certains, la stabilité se trouve en ayant de multiple partenaires. Chez d'autres, leur stabilité à eux est dans le couple et de là ils peuvent vivre comme des bohémiens sans jamais se sentir dépaysé. Je pense pas que le mot «stable» est réellement une signification si on ne lui donne pas un sens précis.
En même temps... N'as-tu pas envie de découvrir, explorer, rencontrer ? Serais-tu prêt à jurer que toute ta vie tu la passeras avec une seule et unique personne parce que c'est l'«amour de ta vie» et qu'il en existe pas d'autre ? Et pareil pour le boulot ? Qu'est-ce que tu feras si elle te plaque froidement ou si la boite où tu travailles ferme, il y a plus de vie ?
Moi je pense qu'on change, on évolue, et les relations évoluent aussi, des relations se créent, d'autres se perdent... Le bonheur c'est pas la quète de la «stabilité».
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